Un mois après, les tables de l’établissement « Le Portugais des Sables » de Filipé et Sofia Gouveia Mendes portent encore les traces de la crue de Garonne. Les eaux boueuses du fleuve qui se sont invitées dans l’établissement pendant cinq jours du samedi 14 au mardi 17 février ont marqué leur passage. L’épicerie-restaurant se trouve dans la plaine de Fourques-Coussan en bordure de la Départementale 933. La Saint-Valentin ne s’est pas vraiment passée comme prévu. « Le vendredi 13 février, l’eau était sur le parking. Le samedi 14, elle est rentrée dans le restaurant. Nous avons été évacués en tracteur. Nous n’avons pu approcher du chez-nous que le jeudi 19 février » a rappelé Filipé Gouveia samedi 28 mars en matinée. « Nous n’avons pas travaillé pendant deux semaines ». L’établissement « Le Portugais des Sables a ouvert en octobre 2024 ». Filipé Gouveia Mendes a commencé locataire mais il a acheté les murs en janvier 2026 avec le soutien de sa compagne Sofia qui l’a vraiment soutenu dans cette nouvelle aventure professionnelle. « Le mois de décembre 2025 a été difficile commercialement parlant, janvier 2026 a été tout aussi pénible et le début février a bien marché. Mais la Garonne est venue perturber notre activité » regrette le restaurateur de 42 ans. Se sortir la tête de l’eau Après les soucis provoqués par la crue de la Garonne, Filipé et Sofia ont décidé de repartir « pour se sortir la tête de l’eau ». L’établissement a été réorganisé avec une épicerie réduite mais avec tous les produits précédents. Pour rappel, « Le Portugais des Sables » propose une restauration avec des spécialités portugaises, une épicerie, une vente de poteries, de statues et de four. La salle de l’épicerie a été transformée en séminaire à disposition pour des réunions, des stages ou autres. Une programmation de soirées (1) est annoncée jusqu’au mois d’août. (1) Les soirées du « Portugais des Sables » : samedis 11 et 25 avril, musiques traditionnelles ; samedi 18 avril : soirée Fado ; vendredi 20 juin : Fête de la musique avec cochon au tournebroche. Réservations au 06 85 87 61 72.
Commerce
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A Fourques-sur-Garonne : Après la crue, le Portugais des Sables veut relancer son activité
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Au Mas d'Agenais : Ô Bistro Madeline a ouvert ses portes place de la Halle-au-Blé
Le lien entre la ville landaise d’Eugénie-les-Bains et le village patrimonial du Mas d’Agenais est désormais le Bistro Madeline. Après avoir tenu pendant plusieurs années un salon de thé petite restauration dans la célèbre station thermale, Sylvie et Patrice Lemoine viennent de reprendre, en Val de Garonne, l’établissement de la place de la halle au blé. La population massaise a répondu présent en grand nombre, mardi 10 mars en fin de journée, pour l’inauguration du « Ô Bistro Madeline ». « Nous venons de l’économie sociale et nous cherchions un lieu de partage et d’échange en milieu rural avec une grande proximité avec la population » a reconnu Patrice Lemoine. « Notre établissement sera ouvert de l’accueil petit déjeuner au soir avec une ouverture au minimum jusqu’à 19 h 30 ou 20 heures et plus en fonction des réservations ». Le Ô Bistro Madeline travaillera avec des produits de la ferme et un concept de cuisson végétale pour un plat du jour à l’ancienne. Un programme sera proposé dès juin pour des soirées à thème. Contact au 06 73 06 92 54 et au 05 53 94 23 57. -
A Fourques-sur-Garonne : Deux commerces se mobilisent contre un projet de supérette à Pont-des-Sables
La présence de commerces de proximité dans les villages ruraux est une richesse que beaucoup de communes rurales aimeraient avoir. À Fourques-sur-Garonne, l’offre commerciale est bien présente et diversifiée autant dans le bourg historique du village que dans celui décentralisé de Pont-des-Sables le long de la Départementale 933. Mais voilà que le projet d’agrandissement et de diversification de l’un d’entre eux à Pont-des-Sables inquiète. « Le projet de supérette, actuellement à l’étude, menace directement l’avenir de nos petits commerces » déclarent Myriam Labattut pour l’épicerie d’Antan du village et Brigitte Rosa pour la station de Pont-des-Sables. « Nous demandons que ce projet soit abandonné ou revu afin de protéger et de soutenir nos commerces de proximité véritables garants du lien social et humain, de l’économie locale ». Une pétition a été déposée dans quasiment tous les commerces du village depuis jeudi 18 septembre avec comme mot d’ordre : « Non à la supérette et oui à nos commerces de proximité ». Depuis cette date, l’épicerie d’antan a recueilli plus de 200 signatures parmi les 400 totalisées. Le maire Jacques Bilirit a réagi face à cette pétition dès lundi 27 septembre non seulement en rencontrant Myriam Labattut et en transmettant à Sud-Ouest un communiqué de presse. Il a reconnu avoir reçu le commerçant futur investisseur. « Il existe bien des intentions de développement de services et de commerces sur cette zone de Pont-des-Sables comme d’autres projets portés par des privés. Mais aujourd’hui aucun projet n’est déposé en mairie » a-t-il voulu rassurer. « Le principe de la liberté du commerce ne permet pas, en principe à l’autorité administrative de s’opposer à l’installation dans une commune d’un commerce de quelque type qu’il soit ». Jacques Bilirit a déclaré qu’il signerait le permis de construire du nouveau projet commercial si celui-ci respectait les aspects réglementaires des documents d’urbanisme (PLU de 2017) et de sécurité. « Mais aucune sortie directe nouvelle sur la route départementale 933 ne sera possible » a-t-il conclu.
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Au Mas d'Agenais : Majorité et opposition les yeux rivés vers le prochain mandat
Le conseil municipal s’est réuni en session ordinaire jeudi 27 février en soirée à la mairie. Parmi les délibérations à l’ordre du jour, ce sont les investissements pour les projets immobiliers au cœur du village qui ont amené des débats entre la majorité du maire Claude Lagarde et l’opposition conduite par Michel Naïbo. Concernant le financement de la réhabilitation de l’immeuble Paulhac pour 350 000 euros, la construction de la salle associative de l’îlot Saint Patrick pour 280 000 euros et l’aménagement de l’espace de médiation Rembrandt 110 000 euros, le maire a proposé un prêt de 740 000 euros sur 25 ans auprès de la banque des territoires pour refaire la trésorerie. « La capacité d’emprunt de la commune sera ainsi diminuée pour le prochain mandat » a avancé Michel Naïbo. « C’est faux » lui a répondu le maire. « Notre dernier emprunt en cours se termine le 14 avril 2025. Contrairement aux projets de la municipalité précédente, les nôtres seront couverts à 50 % par les loyers des logements annexés ». Lors du vote séparé pour les trois emprunts, les trois élus de l’opposition se sont abstenus. Unanimité pour la suite des délibérations Pour le projet de création d’un deuxième terrain d’entraînement au stade Norbert Teyssier, les élus ont validé le plan de financement pour 192 000 euros HT avec une part d’autofinancement d’environ 80 000 euros. « Mais si nous n’avons pas les subventions demandées auprès de la DETR, la Facil, la Fasa et l’ANS, nous ne ferons pas le terrain » a insisté Claude Lagarde. Une machine à bois sera achetée à la commune de Virazeil pour 2 500 euros. Pour la loi climat et résilience concernant l’artificialisation des sols, la commune a consommé 0,79 hectare entre 2022 et 2025. Pour atteindre l’objectif de 50 % de réduction de la surface urbanisée jusqu’en 2030, il reste une disponibilité de 4,5 hectares. En raison d’un accroissement temporaire et saisonnier d’activité, les deux emplois aux services techniques et à la piscine ont été validés. La convention tripartite avec VGA et l’association Médecins Solidaires a été validée.
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A Fourques : L'épicerie d'antan s'agrandit et se diversifie
« L’épicerie d’antan », commerce de proximité très prisé pour le village sera fermée pour travaux du lundi 24 février au dimanche 9 mars inclus. Myriam Labattut, la gérante et son adjointe Laetitia Teillier ont présenté mardi matin 18 février la nature des travaux engagés avec une pièce supplémentaire de 20 m². « Pour favoriser la convivialité et les échanges dans le village, je vais dorénavant proposer un lieu pour se retrouver en toute simplicité dans une ambiance familiale » a précisé Myriam Labattut qui tient le commerce depuis le 9 avril 2009. Elle a obtenu auprès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie de Lot-et-Garonne (UMIH47) sa licence grande restauration et son permis d’exploitation. L’épicerie d’Antan proposera maintenant un salon de thé café avec restauration rapide. Il y sera possible de prendre un chocolat chaud, des gaufres et des glaces. Des jeux de société et de cartes seront à disposition. La chaleur de l’accueil et la compétence de Myriam Labattut en restauration seront un atout supplémentaire pour l’attractivité du village.