« Restez assis et laissez-moi vous guider sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle entre Saint-Jean-Pied-de-Port et la ville de l’apôtre Jacques en Gallice ». Arrivé dans l’allée centrale de la collégiale Saint-Vincent, samedi soir 20 septembre, Philippe Candelon a invité le nombreux public à le suivre sur le « Camino de Santiago ». « Je me réjouis de présenter le spectacle créé en 2010 dans ce site patrimonial emblématique de votre commune qui a accueilli mon exposition photos sur les croix du monde » a reconnu l’artiste. Pour ce spectacle émouvant, Philippe Candelon était accompagné de Fabienne Balancie-Argiro au piano et à l’accordéon et de Joseph Lipomi aux guitares. Sur le chemin Dès le début de son spectacle, Philippe Candelon a dévoilé quelques sites de sa jeunesse tous situés sur le chemin de Saint-Jacques : La Romieu son village natal dans le Gers, les lycées agricoles de Fazanis à Tonneins et de Sainte-Livrade, Monclar d’Agenais théâtre de son début de carrière aux Baladins. Au travers du spectacle, chaque spectateur a pu découvrir et refaire avec lui le chemin initiatique « qui rassemble enfin des gens de croyances, d’âges et de nationalités confondues ». « Pourquoi je fais ce chemin ? » Un premier chant du 12e a donné le ton historique au pèlerinage. Avec la maîtrise d’un vrai professionnel, Philippe Candelon que l’on surnommait « Le Rossignol » lorsqu’il était petit, a enchaîné avec « Mes jeunes années » de Charles Trenet, « La montagne » de Jean Ferrat. « L’amour peut être une raison de départ sur le chemin » a-t-il évoqué avec une tirade du Cid à l’étape de Burgos où sont enterrés Chimène et Rodrigue. L'« Ave Maria » de Schubert, « Moi mes souliers » de Félix Leclerc, « Le Galérien » de Mouloudji, « Les croix » de Gilbert Bécaud, « La quête » de Jacques Brel, « La tendresse » de Bourvil ont été autant de succès interprétés jusqu’au chemin du retour vers Monclar avec « Un jour tu verras » de Mouloudji. « Saint-Jacques, ce n’était qu’une étape de ma vie où je me suis senti libre et heureux » a conclu Philippe Candelon.
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Au Mas d'Agenais : Sur le chemin de Sain-Jacques avec Philippe Candelon
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A Fourques : Les Amis de Fourques ont tiré leur révérence en musique
Samedi soir 6 septembre l’église Notre-Dame était pleine avec près de 200 spectateurs pour le concert du jeune orchestre symphonique de l’Entre-Deux-Mers (Josem). Dans son discours d’accueil, Paulette Dubon, présidente de l’association organisatrice Les Amis de Fourques, a présenté le pourquoi de ce concert gratuit. « Par manque de bénévoles pour reprendre le flambeau, notre association va être dissoute. Pour quitter la scène en beauté sur une note joyeuse après un demi-siècle, nous avons décidé d’offrir cette soirée avec le talentueux et dynamique Josem ». Dans sa présentation samedi soir, le Josem était composé de 35 musiciens de 13 à 24 ans avec le chef Nicolas Lescombe. Le programme a enchaîné un extrait de l’audacieuse 3e symphonie de Brahms, la Finlandia de Sibelius, un air de l’accordéoniste français Vincent Peirani, l’Ave Maria d’Heitor Villa-Lobos et des morceaux des plus grands compositeurs brésiliens. Le final avec l’interprétation extraordinaire de la Tarentelle italienne par les jeunes musiciens a été un grand moment de partage avec le public.
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La photo coup de coeur de ce jour Dimanche 7 septembre 2025
Les photos coups de cœur d'août 2025 sont des photos récentes en lien avec l'actualité, la nature, la faune, la flore, etc...- Dimanche 7 septembre : " Le jeune orchestre symphonique de l'Entre-Deux-Mers (JOSEM) en concert à Fourques dans l'église Notre-Dame !" -
Au Mas d'Agenais : L'orchestre Les clés d'Euphonia a enchanté la collégiale
Avant le final du festival de la Nouvelle semaine musicale dans l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Clairac, la troisième étape s’était installée, vendredi soir 8 août, dans la collégiale Saint-Vincent pour un concert exceptionnel. « La semaine musicale de Clairac n’était pas revenue au Mas d’Agenais depuis 1988. C’était alors une version musique de chambre » a déclaré Christel Van de Hel, la présidente, dans son discours de présentation pour le redémarrage du festival précédemment arrêté en 2013. « Mais ce soir dans l’écrin patrimonial massais, c’est l’orchestre symphonique Les Clés d’Euphonia avec ses 60 musiciens et le chœur de la Nouvelle Semaine Musicale et ses 32 choristes sous la direction du chef Gabriel Philippot ». « L’orchestre symphonique sillonne la France pour porter la musique toujours plus haut et c’est la première fois en Lot-et-Garonne » a reconnu Pierre Landau, le président, qui est aussi violoniste. « L’orchestre est arrivé à Clairac samedi 2 août pour une résidence musicale d’une semaine au lycée Porte du Lot » a précisé Pierre Leblond, responsable communication du festival. « Tous les musiciens sont hébergés au lycée. Le matin, les répétitions sont séparées entre l’orchestre et le chœur. Le soir, c’est répétitions de l’ensemble ». Le chœur des stagiaires a présenté en toute première partie trois chants sous la direction d’Albane Bauduin. Le chef d’orchestre et compositeur Gabriel Philippot a pris ensuite la direction de l’orchestre et du chœur. En première partie, c’est le Gloria de Francis Poulenc qui a été présenté. Dans les six mouvements, le chœur a dialogué sans cesse avec l’orchestre tandis que la soprano Margaux Poguet a coloré certains moments d’éclats lumineux ou introspectifs. Dans la deuxième partie, le chef d’orchestre a fait apprécier deux œuvres : le Capricio Espagnol de Rimsky Korsakov et les danses symphoniques de West Side Story du compositeur Leonard Bernstein. Le même programme musical devait être présenté dans l’église de Clairac samedi 9 août.
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Au Mas d'Agenais : Val de Garonne a "fêté les mots" dans la collégiale
Vendredi 3 juin, l’association Rembrandt au Mas ! a offert au public un concert dans la collégiale Saint-Vincent avec le chœur Val de Garonne. Ce chœur mixte, fort de ses 40 chanteurs, dirigé par Jean-Louis Chastaing avec Emmanuel Cecchin au piano, a chanté les mots avec des œuvres de Franz Schubert, de Jules Massenet, de Camille Saint-Saëns, d’Hector Berlioz, de Robert Schumann et de Gabriel Fauré avec notamment le célèbre morceau « Pavane ». Évelyne Codet, historienne de l’association, a présenté de manière érudite, chaque morceau. L’avis du public a été unanime quant à la grande qualité de l’interprétation de ces œuvres. Un verre de l’amitié a suivi, servi sous la halle au chanvre, au cours duquel se sont amicalement mélangés chanteurs et spectateurs, réunis par l’amour de la musique. Un violent orage a quelque peu raccourci ces échanges, car il a fini par couper le courant, ce qui restera dans les mémoires.

